LA JOCONDE À MAL AUX DENTS
Paul parle. Il est écrivain et nous livre en vrac son monologue intérieur et les paroles adressées à ceux qu’il rencontre au cours de sa journée. C’est un flot ininterrompu, permanent de phrases : une partition. Sa solitude est peuplée des autres, ceux de l’amour, ceux de la vie, de l’amitié, du roman, ceux des
mots : le plombier, la voisine, le chien, son roman en cours sur Mona Lisa - La Joconde de Léonard de Vinci - l’éditeur, la vendeuse enceinte… La seule absente est une autre Mona, la femme aimée, partie aux sports d’hiver avec le mari.
Une vingtaine de vies, entre le splendide et le pathétique, nous raconte une vie. Celle de Paul. Un homme parmi tant d’autres. Aujourd’hui.
LE GROENLAND
Une femme parle à sa fille. Elle veut l’emmener ailleurs, dans un pays plus froid, plus blanc, avec des ours polaires, des traîneaux et des fourrures. Elle lui parle des fausses et des vraies femmes, de sa naissance, des cheveux blancs sur les tempes, d’un gâteau au chocolat, des hommes, de son père, de l’envahissement. Sur le chemin, les nouvelles du monde, la violence du quotidien qui vient cogner.
Elles se perdent dans le quartier, dans la ville. La petite veut rentrer à la maison. Va-t-elle l’abandonner, la laisser sur le trottoir ? Va-t-elle partir seule ?
Le Groenland est un texte qui secoue et se découd. Des fils qui se tissent au gré d’une nécessité intérieure, un formidable engagement. Un cri, au bord du gouffre.
Pauline Sales porte admirablement le texte qu’elle a écrit.
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L’écriture de Pierre Astrié (qui signe aussi la mise en scène) est d’une force peu banale, qui vous emporte dans un tourbillon de mots et de sons jusqu’à l’étourdissement. François Macherey campe un Paul Lemeur sans autre effet de manche que sa seule présence (…). Son corps entier, tendu, sa voix expriment toutes
les variations d’un texte
brut de décoffrage qui dit
le monde, notre monde…
L’Humanité 2007
Ce superbe monologue est né du travail de Marie-Pierre Bésanger avec une dizaine de femmes. En un an et demi d’ateliers, un constat : parler de la douleur, c’est aussi parler de sa relation à la maternité, de doute, d’isolement ou d’espoir, aborder des sentiments jamais à l’abri des intempéries.
Télérama 2004
Le Groenland est comme un bloc de glace en pleine figure, un pur bloc de vérité qui ne saisit pas que les femmes.
La Montagne 2004
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Là-bas théâtre
Béziers
texte/mise en scène
Pierre Astrié
avec
François Macherey
scénographie
Daniel Fayet
costumes
Pascaline Duron
lumières
Christian Lidon
lumières (reprise)
Véronique Dauvin
Nicolas Lalmand
coproduction
Théâtre d’O (Montpellier)
aide
Conseil Régional Languedoc-Roussillon
Conseil Général de l’Hérault
Le Bottom Théâtre
Favars
mise en scène
Marie-Pierre Bésanger
assistée de
Elisabeth Fély Dablemont
avec
Pauline Sales
son
Laurent Sassi
lumières
Cédric Cambon
concours
Union Européenne,
Programme Leader+ du Ministère de la Culture, DRAC du Limousin, Département de la Corrèze,
Ville de Tulle
soutien
Sept Collines SC (Tulle)
Théâtre de la Grange (Brive) Comédie de Valence
CDN Drôme-Ardèche
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