Un dimanche soir, un salon, un couple et une tasse de tisane.
Les enfants sont au lit… Juste le temps que la tisane infuse…
Mais un inconnu s’invite doucement, avec délicatesse…
Le temps se mord la queue, les couleurs s’estompent, les phrases tournent en boucle,
le quotidien se sépare…
Comment annoncer sa mort à quelqu’un qui se sent vivant ?
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L’infusion… Plantes qui libèrent leurs vertus digestives et calmantes à ceux qui en ont besoin… Le contraire de la fusion. Problème de couple… Ce qui infuse sans qu’on y prenne garde. Les fantômes dans notre quotidien.
Qui, par instant, ne s’est pas senti passer à côté de la vie ? Cette vie, votre vie s’écoule à côté de vous, sans vous. Vous êtes le premier spectateur ; vous n’êtes pas dans la vie, vous restez à ses contours. Et si la mort était alors une promesse, lorsque l’on n’est pas doué pour la vie. En fait, peut-on être un mort heureux ?
Pauline Sales
Les fantômes n’existent pas ? Et les humains, eux, comment existent-ils ?
Ce qui existe, c’est un lien d’allégeance entre les morts et ceux qui sont à naître.
Nous en sommes le maillon.
Nous n’enterrons pas nos morts pour les maintenir à l’écart par une séparation étanche; nous humanisons le sol sur lequel nous construisons nos maisons et fondons notre Histoire…
Aussi, voir un fantôme, n’est-ce pas regarder une vérité ensevelie, peut-être la sienne, une vérité qui remonterait à la lumière…
Richard Brunel |
mise en scène
Richard Brunel
avec
Gauthier Baillot
Aurélie Edeline (artiste associée au Préau)
Vincent Garanger
scénographie
Marc Lainé
lumières
Dominique Borrini
son
Romain Cayla
Philippe Gordiani
costumes
Carmen Mateos
régie générale et lumières
Gilbert Morel
production
Comédie de Valence
CDN Drôme Ardèche
participation artistique
de l’ENSATT, coproduction compagnie Anonyme
soutien
Beaumarchais association fondée par la SACD pour la promotion des auteurs et de ses répertoires
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