C’est l’histoire d’un être en quête de pureté. C’est l’histoire de Gogo, un parmi les autres.
Inapte, on dit. Monstre, on dit. On crie sur lui et on rit. Alors Gogo fait attention de dire et de faire à l’endroit. Il s’adapte. Être un homme. Il obéit. Être un homme. Mais les cris et les rires continuent et jamais Gogo ne devient celui qu’on aime et respecte au moins. À force, son lac intérieur déborde et il passe à l’action… Une action qui déclenchera un appel au secours. Quelque chose peut alors commencer. Une vie possible, malgré tout, parmi le genre humain.
Gogo est d’abord une confession fleuve, une épopée dans un monde moderne, une quête de soi au cœur du bruit planétaire. Un hymne à la vie que le Théâtre du Cri met en scène comme un cabaret musical dansé, accompagné de trois musiciens sur scène.
Comment l’individu parvient-il à trouver sa place, son équilibre, dans une société qui le nie, qui le pousse en permanence dans des rails obligatoires ?
Comment peut-il conserver ses rêves, sa part d’enfance et d’émerveillement, dans les cadres qui le cernent ?
Comment peut-il vivre sa légende personnelle, sans verser dans la pathologie délirante, l’autodestruction ou le crime ?
Une vie intègre et indépendante est-elle possible ?
Comment devons-nous agir, penser, pour l’obtenir ?
Qui est l’autre ? Comment l’approcher ? Le connaître ?
Qui est l’autre soi-même ? Comment le rencontrer ? Le retrouver ?
| |
Notes de mise en scène
Le cabaret est un monde ludique, exalté. Quand on ne peut plus parler, on chante. Il m’est absolument nécessaire que le tragique y soit représenté avec joie. Le rire, la joie me donnent la sensation de communiquer plus immédiatement avec le public. Ainsi, le drame devient matière à un bal extravagant, lumineux et délirant, parfois cruel, jusqu’au paroxysme. Mais les émotions ne s’éternisent pas, elles passent. Tout ceci n’est que jeu et prétexte à jouer.
Dans la pièce, les rôles de victime et de bourreau ne cessent d’être mêlés ou intervertis. Chaque personnage porte en lui une contradiction. De la même façon, l’univers cabaret se joue des étiquettes et des codes. Tout et tous peuvent se transformer à tout instant, par dérision, fièvre sensuelle ou provocation.
Dans l’esprit ”comédie musicale”, le corps exprime beaucoup d’énergie et de joie. Un travail physique intense devra donner aux corps des acteurs cette démesure enthousiaste, cette agilité, mais aussi une extrême précision, afin que le ”destin” du récit soit clair, laissant toute place à l’imaginaire du spectateur.
Du Cabaret Noir et Blanc à tendance berlinoise, sombre, provocant et rauque nous basculerons
parfois vers la comédie musicale, étincelante et multicolore. La démesure s’emparera du naturalisme, le transformera, le magnifiera.
Natalie Royer
|
Théâtre du Cri
Saint Etienne
en résidence
à Cébazat
mise en scène
Natalie Royer
dramaturgie
Éric Royer
avec
comédiens - chanteurs
Adeline Benamara
Laurent Chouteau
Sophie Lannefranque
David Maisse
Christophe Noël
Fabrice Pierre
musiciens
Olivier Génin
Bob Lipman
Camille Mouton
scénographie
Nicolas Boudier
construction
Charly Frenea
musique
Bob Lipman
Camille Mouton
lumières
Nicolas Boudier
régie son
Emmanuel Perrot
coproduction
Le Préau CDR de Vire
Le Sémaphore (Cébazat)
Centre Culturel de
la Ricamarie
(St Etienne)
Le Puy en Velay
en cours
|