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| Arromanches est une pièce ”réaliste” avec la Normandie pour cadre de vie. Une mère et une fille, dans une chambre d’hôpital. Les paroles rentrées de toute une vie, l’ultime temps de se connaître et de se reconnaître: le véritable héritage. Marie retrouve Louise, sa mère, qui sort de dix-sept jours de coma. Le contact est difficile, il faut combler le fossé qui s’est creusé entre elles au fil des années. Au fil du récit, la mère laisse la place à la femme. L’abcès se vide petit à petit même si ça fait mal. La comédie n’est jamais loin, les souvenirs affleurent mais c’est souvent avec tendresse et humour que Louise et Marie règlent leurs comptes. La pièce est une fiction qui plonge dans les racines familiales de l’auteur normand dont les parents vivent à Vire : Elle est nourrie de deux évènements de ma vie d’adolescent : la mort de ma grand-mère maternelle, une solide paysanne du Bocage virois et l’élection de ma sœur comme Duchesse de Normandie par France-Québec. Entre la tragédie et la farce… Arromanches a été créée il y a plus de vingt ans. Elle est la pièce préférée de Daniel Besnehard. C’est celle aussi qui a rencontré le plus fortement le public. Elle a remporté le prix de la meilleure création française décerné par le Syndicat de la Critique en 1987. Arromanches s’inscrit dans un courant théâtral que j’aime tout particulièrement, un théâtre intime qui permet d’entendre le silence, la voix des corps. Ce théâtre du quotidien, j’ai eu l’occasion de l’explorer plusieurs fois, notamment en montant Haute-Autriche, bien que le théâtre de Daniel Besnehard soit plus tendre que celui de Kroetz. Si la comédie affleure dans Arromanches, il n’en reste pas moins un théâtre de la tension et des violences familiales ordinaires.
| C’est sensible, sans effet superflu, proche parfois du constat, avec des paysages qui brusquement apparaissent, des bouffées de bonheur,
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La Petite Roque |
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