Gare à vous, les loups, les ogres, les diables, les fées Carabosse et autres démons souterrains, la Patrouille du Conte est en marche. Rien ne l’arrêtera ! Tout ça, c’est la faute aux dernières élections. Le peuple a envoyé au gouvernement un message : ordre, morale, et surtout, sécurité !
Messieurs Am, Stram, Gram et ainsi de suite jusqu’à Ratatam, en passant par Bour le jeune, Pic le grand ou Colegram, toute la patrouille a pour mission de faire le grand nettoyage dans les contes pour enfants.
Au rebut, les histoires immorales, les contes cruels, les personnages patibulaires : on veut du propre, du net, du carré dans le cercle de l’imaginaire.
Alors évidemment, ça chahute, ça caracole, ça prolifère, ça dégénère, ça remue, ça fait du bruit dans Landerneau, ça pète et ça rouspète, ça fait table rase, ça va à hue, à dia et à vau-l’eau, le royaume du conte est en émoi.
Mais l’ordre, c’est l’ordre !
Oui, d’accord : sauf que, bon ! Trop c’est trop ! Aller toucher à l’imaginaire, à l’inconscient collectif, aux zones les plus sombres et les plus secrètes de nos inconscients particuliers, est-ce bien raisonnable ?
Inspiré d’une idée de Pierre Gripari, accompagné de Laurence Legrix à l’accordéon, et sous l’œil malicieux de Marc Frémond, Eric de Dadelsen se coltine tous les personnages : le père Lustucru et la mère Michel, le loup et la grand-mère, le roi, le chat botté et le Petit Poucet, les trois petits cochons, la Patrouille du Conte en entier, Cendrillon, le diable, les nains et l’ogre, et cætera, et cætera...
C’est drôle comme ça rappelle les gens qu’on connaît ! Des hommes politiques ? Des personnalités en vue ? Vous devez faire erreur ! Quoique ?
Au pays de l’imaginaire, toute ressemblance n’est peut-être pas fortuite, et cette histoire de Patrouille du Conte a un je-ne-sais-quoi d’irrévérencieux ; comment dire ? Politiquement incorrect : un soupçon d’ironie, un zeste de provocation et du rire à gogo !
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Il sait tout faire ce Éric de Dadelsen.
Il chante, il conte, il mime, il jongle avec les mots... Durant 1h40, sans changer de costume, il interprète tous les personnages qui peuplent “sa” patrouille. Qu’il se fasse chat botté, père Lustucru, mère Michel, Cendrillon, corbeau, renard ou ogre, en chaussant au passage les bottes de sept lieues, le ton est juste.
La Voix Le Bocage, 28/03/2003
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Création 2003
D'APRÈS
Patrouille du conte de Pierre Gripari
TEXTE ET JEU
Éric de Dadelsen
MISE EN SCÈNE
Marc Frémond
AVEC
Laurence Legrix, à l’accordéon
ÉLÉMENTS DÉCORATIFS
Jean-Pierre Gallet
LUMIÈRES
Laurent Poussier, Michaël Pruneau
RÉGIE
Laurent Poussier
COSTUMES
Claire Joly |