C’est vrai ce mensonge ?
Un fil rouge que nous vous proposons de suivre tout au long des créations, de plusieurs spectacles invités et des portraits...
Avons-nous encore quelque chose à cacher, à dissimuler, aujourd’hui que nous avons la possibilité de vivre au grand jour notre intimité, nos différences, notre sexualité ?
Y a-t-il encore une place pour le mensonge dans le dévoilement absolu, l’étalement du privé que proposent les médias et les nouvelles technologies ?
N’est-ce pas dans cette nudité que le mensonge est le plus apparent ?
Mentir est-il un besoin, une nécessité, une obligation ?
Peut-on vivre sans mentir aux autres et surtout à soi-même ?
Est-ce que mentir préserve la vérité ?
Mentir n’est-ce pas juste arranger la vérité ?
Peut-on dire la vérité ?
Témoigner n’est-ce pas déjà déformer ?
Est-on encore capable de s’appuyer sur une vérité commune, sur une seule et même vérité ?
Sommes-nous condamnés à nous satisfaire de nos vérités individuelles, chacun sa vérité ?
On nous cache tout, on nous dit rien chantait Dutronc. N’avons-nous pas grandi dans le doute, la méfiance permanente face à ce qu’on voulait nous faire croire ? Surtout ne pas être dupe, ne pas se laisser duper ?
Peut-on encore croire ?
Croire à un mensonge est-il plus rassurant que d’examiner la vérité ?
Quels liens entretiennent vérité et réalité ?
Vivre en regardant la réalité en face, c’est possible ?
N’est-on pas forcé de l’inventer, de la modifier, de la transposer, d’en offrir une lecture ?
C’est ce que font les artistes ?
La fiction, est-elle mensonge ou le chemin qui nous éclaire sur le chemin de la vérité ?
Je suis un mensonge qui dit la vérité, disait Cocteau.