à l'ombre
tournée nationale
février
Alès | Le Cratère - Scène Nationale | Bagnols sur Cèze | jeudi 4 à 20h30
Allègre les Fumades | vendredi 5 à 21h | Théâtre Municipal de Coutances | Scène conventionnée | mardi 9 à 20h30
Vire | Le Préau CDR | du jeudi 11 au samedi 13 à 20h30
mars
Théâtre de Vénissieux | Scène régionale Rhône-Alpes | vendredi 5 et samedi 6 à 20h
Chevilly-Larue | Théâtre André Malraux | vendredi 26 à 20h30
Rendez-vous "surprise" autour de l'enquête
une femme est-elle un homme comme les autres ?
suivi d'une rencontre :
Portrait : Sans titre
danse | Cie Itra | Sophie Lamarche-Damoure
Lundi 8 février 2010 à 19h30 - entrée libre
édito
Le Préau, Centre Dramatique Régional de Basse-Normandie de Vire ouvre une nouvelle page de sa courte histoire. Nous – Pauline Sales et Vincent Garanger – sommes désormais en charge de votre théâtre. Nous sommes accompagnés de deux « artistes associés » : Aurélie Edeline et Anthony Poupard.
Notre nomination, fruit du choix de l’ensemble des tutelles (Ministère de la Culture, Direction des Affaires Culturelles de Basse-Normandie, Région Basse-Normandie, les Départements du Calvados, de La Manche et de l’Orne et la Ville de Vire), additionne nombre d’innovations particulières : d’abord, le choix d’une co-direction déterminant une première dialectique, la mixité y est représentée, peu de femmes en France accèdent à cette fonction, c’est la seule auteure à diriger un Centre Dramatique, une rareté aussi qu’un comédien se voit confier ce poste.
Nous en sommes fiers et pleinement conscients des responsabilités supplémentaires qui nous incombent.
Saluons d’abord Éric de Dadelsen, fondateur de ce lieu, qui nous a réservé un accueil chaleureux que nous n’oublierons pas. Nous héritons grâce à lui d’un outil en pleine santé, doté d’une équipe d’une grande compétence et d’un dynamisme généreux. Il reste et restera celui qui a « fait » le Préau.
Nous arrivons ici avec un enthousiasme, une envie que nous voulons vous faire partager. Ceux qui ont pu assister à la semaine « Première Rencontre » du mois de février, ou aux « Portraits Israël-Palestine » mensuels commencent à appréhender qui nous sommes et ce qui nous anime.
Nous sommes convaincus de la nécessité de la présence de l’art en général et du théâtre en particulier dans la vie de la cité. Nous avons une haute idée de sa fonction dans nos sociétés. Service public, nous revendiquons un théâtre pour tous, accessible au plus grand nombre. Nous combattons l’idée que le théâtre serait élitiste. Cependant, si le théâtre se doit de « plaire » (comme le recommandait déjà Molière), nous nous opposons à une certaine notion populiste du divertissement (défini dans le Littré par : s’éloigner du réel, se détourner de la vue de l’essentiel).
Oui, le théâtre est le lieu de la fraternité.
Oui, le théâtre traite de l’essentiel.
Fabriquer des spectacles demeure la principale raison d’être des Centres Dramatiques. Nous en réaliserons quatre cette saison en nous attachant la collaboration d’un groupe d’artistes-amis de grande qualité, sous la conduite d’une
« enquête » qui guidera cette année et que nous mènerons avec vous.
Nous renforçons les actions de « décentralisation de la décentralisation » en redéfinissant les missions du PNR avec les collectivités locales et en favorisant les relations entre les équipes de création et un public plus éloigné vers qui nous allons à la rencontre.
Nous initions cette année le premier numéro d’un festival pour l’adolescence, cet âge de promesse et de questionnement, peu enclin naturellement à entrer dans l’enceinte d’un théâtre.
Notre vœu le plus cher est de faire de ce lieu, un endroit de convivialité, de rencontres, d’expression libre, de débats riches, animés et joyeux. Que le théâtre soit l’agora, le forum, la place du village où l’on s’émerveille, où l’on se révolte, où l’on discute d’humain à humain.
« Je fais du théâtre pour retrouver les enjeux des veillées »
Roger Planchon (1931-2009)




