Écrit à l’âge d’or de la création poétique d’Israël, le Livre de Job constitue le premier roman métaphysique de la littérature universelle. Ses rythmes nous transportent aux sources d’une nouvelle connaissance de l’homme et de son mystère. Une antique légende populaire, mettant en scène le juste mis à l’épreuve de Satan, fournit le thème du poème lyrique.
André Chouraqui
Le théâtre de Jean Lambert-wild inscrit les nouvelles technologies comme un langage singulier entre l’acteur et le monde qui redonnerait les signes de notre identification. L’art est alors un messager qui stigmatise la transformation de notre humanité, la solitude de l’être qui s’exprime dans le recours à la machine, comme interlocuteur de sa détresse.
Le Malheur de Job est au croisement des expressions de l’artiste dans la tradition du clown de parade, héritier et porte-parole du théâtre populaire, jongleur, rappeur ou musicien et des systèmes ultra-perfectionnés et derniers-nés de la transmission du son ou de la lumière. C’est dans ce dialogue entre l’homme et sa création, entre l’esprit et la mécanique qu’il produit, que la forme rejoint à coups sûrs le sens du questionnement philosophique.
Oui, en face de mon pain surgit mon gémissement,
Et mes rugissements déferlent comme des eaux.
Oui, je tremble de tremblement : il m’atteint.
Ce qui m’épouvantait est survenu contre moi.
Je ne m’apaise pas, je ne me calme pas,
Je ne me repose pas : l’exaspération est venue.
Livre de Job, chapitre 3
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