Sous le signe de Mars, deux reines, Cléopâtre et Rodogune, s’affrontent dans une lutte à mort : écartelés entre les deux amazones, les frères jumeaux, nés sous le signe de Vénus, refusent de prendre parti. L’action, qui se situe au Proche-Orient, entre l’Iran, l’Irak et la Syrie, nous renvoie, bien sûr, à de récents conflits planétaires. À l’heure où partout la lutte pour le pouvoir semble se suffire à elle-même, Rodogune nous tend un étrange miroir…
Enfant chéri de Corneille, (400ème anniversaire de sa naissance en 2006) Rodogune est d’abord une magnifique pièce à suspense, quasi policière : qui boira à la coupe empoisonnée ? Qui mourra ? Qui survivra ?
Tragédie dynastique du pouvoir, la pièce est aussi une tragédie familiale de l’amour et de la haine.
Tout en respectant le langage de l’alexandrin, le Théâtre du Loup blanc met en relief les différences de ton, de la comédie à la tragédie, pour retrouver le souffle baroque du drame shakespearien.
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