Second rendez-vous de la saison avec la Russie, le traducteur André Markowicz et un autre grand auteur : Alexandre Ostrovski. Contemporain de Dostoïevski et de Tolstoï, Ostrovski est considéré dans son pays comme le créateur du théâtre russe moderne.
Avec ses “pièces de la vie”, une cinquantaine encore peu jouées en France, il affirme que le théâtre est d’abord un art populaire. Et au-delà des caractéristiques proprement russes, le théâtre d’Ostrovski donne à voir les influences d’une société sur le comportement des hommes.
Dans une petite ville, sur les bords de la Volga, Katerina se retrouve prise dans un étau moral, entre devoir et désir. Devoir envers un mari qui ne peut répondre à son désir et l’amour pour un homme qu’elle ne connaît quasiment pas… Harcelée par sa belle-mère et le poids de la culpabilité, la jeune femme n’a qu’un seul recours, un soir d’orage…
Paul Desvaux – aujourd’hui artiste associé au Théâtre des Deux Rives, Centre Dramatique Régional de Rouen – a été saisi par les sentiments violents et subtils de l’écriture. Celle-ci parle de désir, des mouvements de notre corps quand notre raison tente de les apaiser. Sans vouloir “actualiser” la pièce à tout prix, le metteur en scène y voit quelque chose de l’affairisme russe d’aujourd’hui et situe l’action dans un décor intemporel, servie par une très belle distribution.
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