Gaspard, 22 ans, sort brutalement du mutisme dans lequel il est plongé depuis dix ans pour révéler les scandales de l’entreprise familiale, Meyer Finances, en convoquant la presse internationale et en menaçant de porter plainte.
Une enquête “à la Simenon” est alors menée par Artmann, anthropologue. Il est venu percer l’énigme, le phénomène étrange de cette dénonciation subite avant que l’asile n’enferme le jeune homme à jamais. La rencontre a lieu sur le court de tennis de la famille.
À l’appui d’une analyse féroce de l’économie internationale, la pièce de Jean-Yves Picq explore l’impasse d’une société de profits déployant, pour arriver à ses fins, une logique de guerre économique jusqu’au paroxysme du cynisme et de l’aveuglement.
Que restera-t-il de l’homme ?
C’est l’enfance qui est niée, parce qu’elle prend du temps non rentable. Gaspard, retranché dans son monde, dialogue avec les fantômes des victimes anonymes de son père. Une vieille indienne incarne le chemin de l’humanité en voie de disparition et inspire sa révolte.
Pour faire référence au terrain de tennis et aux échanges à flux tendus entre les deux personnages, un dispositif bi-frontal place le public en face à face. La confession de Gaspard n’en est que plus intime et dramatique.
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